Lyhanna
- 7 juin
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Mesdames, Messieurs les politiques,
Monsieur Macron,
L’enlèvement de Lyhanna m’a touchée en plein cœur comme tant d’autres personnes. Vos excuses le manque de moyen, les dysfonctionnements de la justice sont tout sauf acceptables. Une enfant est morte, enlevée par un prédateur qui avait déjà plusieurs dossiers classés sans suite.
Votre mandat sera marqué par l'incapacité à protéger les enfants et les femmes ; par l'impunité pour les criminels ; par les violences qui explosent partout.
Nous ne sommes pas en sécurité dans la rue, dans les transports, au travail, ou encore à notre domicile. Vous ne proposez rien.
Vos excuses sont une honte, pour vous, pour votre fonction, pour notre pays.
Nous voulons de actes, des actions. Notre société s’effiloche et vous regardez ailleurs. Vous avez su trouver des moyens pour la guerre, pour l’international, pas pour les citoyens de votre pays.
Vous étranglez les entrepreneurs.
Pas de moyens pour la prévention, pour la santé, pour l'éducation. Par contre, des moyens policiers pas forcément à bon escient. Samedi soir, 15 minutes après le match, nous avons été gazés sur les grands boulevards. Les jeunes chantaient, secouraient des personnes qui se trouvaient mal. Pendant ce temps-là les casseurs s’en donnaient à cœur joie. Pourquoi laisser faire ? Pourquoi alimenter la colère et la haine ? Pourquoi monter les groupes les uns contre les autres ?
Notre devise Liberté – Égalité – Fraternité s’est vidée de son sens. Nous, les femmes, ne sommes pas libres d’aller où bon nous semble quand nous le souhaitons; nous ne sommes pas égaux non plus, tous les politiques décident de notre vie et prennent soin d’augmenter leurs salaires et leurs retraites alors que beaucoup n’ont jamais travaillé et que les travailleurs sont étranglés par les taxes.
Enfin, la fraternité est un leurre car, en temps de crise, c’est chacun pour soi.
Aujourd’hui, je pense à Lyhanna, à sa famille, à toutes les femmes, tous les enfants pour qui le pire aurait pu être évité. Je suis en colère, en colère et impuissante.
J’ai honte de vivre dans une société qui ne protège pas les plus vulnérables.































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