LIBERTES





Au nom de la liberté, on se permet d’insulter, injurier, appeler à la haine. Mais que font les bien pensants confortablement installés dans leurs canapés à scruter les informations sur leur télé, pour lutter contre la pandémie?

Les réseaux sociaux ont un rôle important à jouer. #Me Too ou #Black lives Matter ou encore lors des attentats, lorsque les personnes en secouraient d’autres en danger en sont des exemples parmi d’autres. Et c’est formidable.

Par contre, écrire sur un ordinateur des propos orduriers ou faux ne peut qu’amener plus de violence et de haine. Que font les politiques de tous bords concrètement ? Mis à part les : « Il n’a pas », il aurait du », « il aurait pu »….


Mais de quelle liberté parle-t-on ? De notre liberté individuelle (je me vaccine ou pas ?) ou de notre liberté collective de retrouver une vie plus libre, d’aller et venir sans trop de contraintes ? Et plus encore de permettre à tous les hommes, les femmes de lutter contre la pandémie ? Dans de nombreux pays des personnes meurent parce qu’elles n’ont pas accès aux vaccins. Cela nous importe-t-il ?


Quelle société voulons nous ? Celle de la solidarité, de l’entraide ou celle qui fait beaucoup de bruit aujourd’hui, de l’individualisme ?

Louis Dumont explique parfaitement la dualité entre les mondes dits moderne –l’Occident, minoritaire au niveau mondial- et traditionnelle –holiste et hiérarchisé-. Les valeurs individualistes que défend l’occident ne sont pas universelles, quoi que nous en pensions.

Au nom de l’égalité, on s’insurge, encore, contre le gouvernement ; par exemple, les remous provoqués par toute réforme. Il est question encore d’individualisme et de préserver ses avantages, aux dépends du collectif. Lorsque le débat ne nous concerne pas directement, on ne s’y intéresse pas. Les violences conjugales, la prostitution des adolescentes, le trafic humain, la faim… ça n’arrive qu’aux autres. Et ça ne nous concerne pas parce que ça arrive aux autres ?


Nous mélangeons tous les problèmes, les débats. ce qui signifie par contre un vrai ras le bol.

La santé publique est en danger. La situation écologique est grave. Les intempéries en Allemagne, en Belgique et dans le nord-est de la France ne sont probablement que le début de la catastrophe. Les migrations ne cessent d’augmenter et vont empirer car dans certaines régions du globe, on ne trouve ni travail, ni moyens de survivre et les conditions environnementales vont pousser des populations à migrer.

La faim dans le monde ne dérange pas ? Les violences intrafamiliales ne nous concernent pas tous et toutes ? De nombreux vrais problèmes menacent notre société. Tous symptomatiques d’un mal être, d’une mal vie, d’inégalités, de déséquilibres sociaux, économiques et financiers. Que faisons nous ? A part dire systématiquement que c’est la faute des autres ?

Un peu de maturité, de responsabilité ; bougeons nous, trouvons des solutions, tentons au moins. Ce n’est pas en hurlant sa rage et en cassant les biens publics et privés que la société changera. La société, c’est nous et elle est ce que nous en faisons.


Je trouve particulièrement inacceptable de parler d’étoile jaune ou de dictature. J’ai lu des propos indécents de haine, de violence, de colère notamment contre Monsieur Macron, affublé de qualificatifs vulgaires et grossiers totalement hors propos. Il assume son rôle et n’a sans doute pas grande marche de manœuvre.

Un peu de lecture ou des voyages seraient sans doute les bien venus pour savoir de quoi on parle et pour être conscient.e.s de la chance que nous avons, et qui ne va probablement pas durer. Le monde est en grande transformation et il va falloir s’adapter.





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