Bas les masques


Ironie du sort, alors que tombent les masques dans différents domaines, nous voici obligé.e.s à en porter.

J'ai la nostalgie, la saudade comme disent mes amis brésiliens, du sourire, de l'éclat de rire, de la joie qui passe par l'expression du visage. Vous me direz il y a les yeux, c'est vrai, le regard qui pétille, les yeux ensorceleurs qui lancent des regards assassins ou voluptueux. La communication passe par la parole, par le rire qui exprime si bien que nous sommes en joie, que nous sommes heureux. Or qu'en est-il de ces rires et sourires, qui disparaissent derrière un masque?

Je croise des ami.e.s, des voisin.e.s, des inconnu.e.s, dans la rue, dans les transports, dans les magasins et ils ressemblent à des ombres, à des personnes sans visage, sans expression. Je suis terrifiée par ce que nous sommes en train de devenir.

Je ne suis pas contre le masque absolument, s'il sert réellement à éviter la propagation du virus mais je comprends les jeunes, (et les moins jeunes) et leur besoin de vivre, de danser, de faire la fête, de rire après les longs mois de confinement et d'isolement.




Qu'allons nous découvrir qui a su rester bien caché jusque là? Quelles tristes nouvelles? Quelles choses cachées depuis la fondation du monde? comme questionne René Girard dans son livre portant ce même titre.


Nous sommes abreuvé.e.s de peurs, de doutes, de craintes. Jusqu'à quand?



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