Rester dans la haine ou choisir une société de paix?

Au delà des dégâts sanitaires, économiques, sociologiques, psychologiques, comportementaux qu’a provoqué la covid et qu’elle continuera de provoquer dans les mois et les années à venir, il existe des conséquences encore plus lourdes. Je peux parler de sentiments de colère, de rage, voire de haine qui s’étalent au travail, en voiture, dans les réseaux sociaux. Sentiments qui animent, entre autres groupes, les deux clans des personnes qui refusent de se faire vacciner – ce qui est leur droit et leur choix – mais n’en assument pas les conséquences et ceux qui sont en faveur du vaccin.


Un sentiment de coupure, très nette, de refus du dialogue, du parti pris et de ne pas écouter l’autre. Un exemple a été le « débat » en fait un dialogue de sourds entre Mélanchon et Zemmour.

Ils ne s’écoutent pas. Veulent juste affirmer leurs idées. Les questions ou réponses de l’interlocuteur ne sont pas importants. Ils ressassent et répètent à l’envie ce à quoi ils croient, ce qu’ils défendent et surtout chacun dénonce un ou plusieurs coupables. Parce-que ce n’est jamais de la faute de la personne qui parle mais toujours de la faute de l’autre ou des autres.


Notre société est toujours à la recherche d’un bouc émissaire. C’est toujours la faute de quelqu’un d’autre, extérieur à soi. En l’occurrence, dans notre situation, dans la société française, c’est la faute du gouvernement, principalement la faute à Monsieur Macron.


J’apprécie également l’agressivité et le ton de voix péremptoires qui n’appellent surtout pas au débat, à l’échange. Il y aurait d’un côté les bons, ceux qui ont compris, et les autres, les imbéciles qui, bien sur n’ont pas compris et se comportent comme des moutons.


Je m’interroge sur la situation actuelle de nos sociétés. N’avons nous pas assez de défis devant nous, tels que l’écologie, les dérèglements climatiques, les migrations, la surpopulation, l’emploi, les violences, la santé, physique et mentale, pour nous déchirer, nous insulter, nous obstiner ? Alors que les problèmes – et leurs solutions – sont collectifs, réfléchis, font appel au passé, aux expériences qui ont marché, qui marchent ailleurs.

Non, on préfère dire qu’on a raison, se moquer de ceux qui ne pensent pas comme nous, hurler, penser qu’on a gagné, qu’on est meilleur, que sais-je encore. Vaut il mieux penser qu’on a gagné parce qu’on parle plus fort et qu’on ne laisse pas de place à l’autre ou accepter de réfléchir, écouter, échanger et avancer ?


Je suis fatiguée de cette violence verbale, de cette agressivité, de ces crises d’autorité – tout en traitant les autres de personnes autoritaires -. Les humains me fatiguent. En fait, la colère et le manque de perspectives tuent le dialogue. Pourtant, nous sommes tous responsables, individuellement et collectivement. Accepter cette évidence serait un premier pas vers une solution de paix.



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